Gina Pane travaille à articuler, par couples d’opposition, des secrétions de son corps devenus signifiants du corps féminin comme le sang et le lait : le sang menstruel, la règle de mon corps–sa mesure le lait, la nourriture de la chair trace de ma chair : l’enfant.
Ces oppositions, qui structurent tout langage, y compris le langage du corps, le langage structuré comme un corps, sont aussi celles du corps enfoui de la psychanalyse, non loin de ce que Gina Pane ne nomme pas son dualisme pulsionnel.